Unblocked & Unchained Tour

Comme je l'ai fait il y a quelques années autour du libre accès aux résultats de la recherche, j'essaye de faire tourner le message que je porte sur les blockchains et leurs usages au travers de conférences et interventions.

Si vous organisez un évènement (un séminaire, une formation, etc.) que ce soit un cadre académique, associatif, ou militant, que ce soit ouvert ou non au public, et que vous pourriez être intéressé·es par une conférence d'introduction critique aux blockchains, « cryptomonnaies », NFT, web3, etc. : contactez moi !

Sur la base d'un article publié dans la revue Terminal, lui même en partie nourri par les réflexions qui ont abouti à mes billets de blogs sur le sujet, je propose des conférences d'introduction critique aux blockchains et aux enjeux sociaux et politiques que soulèvent leurs usages. L'idée étant de rendre le sujet accessible à tou·tes, mes conférences ne demandent aucun pré-requis (voir les présentations ci-dessous).

→ Restez informé·e en inscrivant votre adresse email sur pablockchain.fr.

Les dates du #UnblockedAndUnchained Tour

À venir :

  • Rennes, 5 mars 2024
    intervention dans le cadre du cours “Blockchain & Consensus : Coopération dans les systèmes distribués” à l'IMT Atlantique.

D'autres dates sont actuellement en cours de discussion ou préparation.
Dernière mise à jour : 13/01/2024.

Passées :

#UnblockedAndUnchained

Programmer une intervention

N'hésitez pas à me contacter par email pour organiser une intervention :
pablo @ pablockchain point fr.

Je propose deux formats de conférences, en fonction notamment du temps disponible (mais bien sûr d'autres formats sont envisageables selon les contraintes que vous pourriez avoir !).

  • Le format long (1h30 minimum, 2h idéalement) se base sur mon article « Promesses et (dés)illusions : une introduction technocritique aux blockchains » et permet une introduction complète aux blockchains, de leur fonctionnement technique à la discussion de leurs usages ainsi que des enjeux sociaux et politiques qu’ils soulèvent. La présentation est adaptable à tout public, en prenant la forme d'une vulgarisation sans pré-requis nécessaire, ou au contraire en prenant le temps d'avoir une discussion plus technique.
  • Le format court (30mn minimum, possibilité de faire 45mn ou 1h) se base plutôt sur certains billets de ce blog concernant les limites techniques des blockchains, et permet d'aborder sérieusement les blockchains, leurs usages et les enjeux sociaux et politiques qu'ils soulèvent, tout en faisant l'impasse sur les aspects plus techniques de leur fonctionnement qui sont seulement survolés. Cette approche peut convenir à tout public qui souhaite aller directement au cœur plus politique du sujet, que ce soit un public non-technique qui ne tient pas à entrer en profondeur dans les détails du fonctionnement de la technologie, ou au contraire à un public averti qui dispose déjà du bagage technique en informatique et cryptographie et n'a pas besoin de leur vulgarisation.

Présentations des conférences :

Format long :
Introduction technocritique aux blockchains

« Une blockchain est un registre distribué et immuable dans lequel sont écrites des informations qui font consensus. ». Dans cette présentation, nous commencerons par donner du sens à cette phrase et à l’ensemble des termes qui y sont employés, en nous efforçant quand c’est nécessaire de rendre accessibles les notions informatiques (comme la décentralisation, la distribution, l’immuabilité, ou le consensus) et le fonctionnement technique des outils cryptographiques sous-jacents (comme les condensats, les signatures, ou la preuve de travail ou d’enjeu). L’objectif de cette introduction sera d’atteindre une compréhension réelle de ce qu’est une blockchain.
Ainsi équipé·es, nous discuterons ensuite de ce que les blockchains permettent effectivement d’accomplir, et donc surtout ce qu’elles ne permettent pas. Nous questionnerons alors les utilisations qui en sont proposées en nous concentrant sur des cas d’usage typiques des blockchains que nous étudierons plus en détails : les « cryptomonnaies » bien sûr, la certification de documents (avec l’exemple des diplômes), et nous mentionnerons également le cas des NFT ou encore du vote électronique. Cela nous permettra en conclusion de questionner de manière générale le caractère d’« innovation de rupture » que l’on associe souvent à cette technologie.

Mon article en libre accès sur le site de la revue Terminal.

Format court :
La vérité sur la blockchain

On entend de plus en plus parler de nouvelles technologies telles que les « cryptomonnaies », le « métavers », les « NFT », ou encore le « web3 », et celles-ci sont invariablement présentées comme des innovations incontournables du monde de demain, sans que ne soit jamais vraiment expliqué ni pourquoi ni comment… sauf une chose : c'est grâce à « la blockchain » ! En plus de ces nouvelles technologies, « la blockchain » est censée également révolutionner certaines pratiques existantes : par exemple la certification de documents (notariat, diplômes) ou la traçabilité (supply chain, agro-industrie), et parfois même, la démocratie (vote électronique)…
Mais, en vrai, ça sert à quoi, une blockchain ?
Après avoir rapidement expliqué les bases du fonctionnement d'une blockchain, nous partirons de cet état de fait technique pour se poser plusieurs questions (et y répondre !) : concrètement, ça fait quoi, une blockchain ? dans quelles hypothèses ? et du coup, quelles sont les limites de cette technologie ? mais alors, est-ce que ça résout un problème qui existe dans la vraie vie ?
En conclusion, nous reviendrons sur le caractère d’« innovation de rupture » systématiquement associé à cette technologie, et nous nous questionnerons sur son rôle en pratique, non plus techniquement, mais socialement et politiquement.

Mes billets sur les limites techniques des blockchains.

Biographie académique courte de l'intervenant :

Pablo Rauzy est maître de conférences en informatique à l’Université Paris 8 et membre de l’équipe PASTIS du LIASD. Avant sa prise de poste à Paris 8 en 2016, il a été doctorant dans l’équipe SEN de Télécom ParisTech puis post-doctorant dans l’équipe Inria Privatics au laboratoire CITI à Lyon. Ses travaux de recherche portent de manière générale sur la sécurité informatique en touchant à différents aspects du domaine : privacy et contrôle, formalisation et modélisation, cryptographie et implémentation ; toujours avec la volonté d’une approche émancipatrice consciente du caractère non-neutre des sciences et technologies. C’est ce souci qui l’a conduit à devoir finalement s’intéresser aux blockchains dans le cadre de sa recherche, pour rendre accessible au plus grand nombre leur fonctionnement, leurs limites, et leurs dangers.