mercredi 5 octobre 2022

Tout le monde déteste la police

Quand j’ai créé le thème de ce blog, j’ai initialement choisi d’utiliser la famille de polices de caractères Luciole, parce que cette dernière est conçue pour améliorer l’accessibilité, et qu’en plus elle est libre (sous licence Creative Commons Attribution) !

Le caractère typographique Luciole a été conçu spécifiquement pour les personnes malvoyantes. Ce projet est le résultat de plus de deux années de collaboration entre le Centre Technique Régional pour la Déficience Visuelle et le studio typographies.fr. Le projet a bénéficié d’une bourse de la Fondation suisse Ceres et de l’appui du laboratoire DIPHE de l’Université Lumière Lyon 2.

Ce choix était nécessairement le fruit d’un compromis. D’une part, l’aspect visuel de cette famille de polices n’est pas tout à fait à mon goût, mais c’est pas ça qui est important. D’autre part, et surtout, c’était faire le choix d’alourdir le chargement des pages de ce blog, en servant les fichiers de quatre polices de caractères de la famille Luciole (les versions régulière, italique, grasse, et grasse italique). Elles pèsent chacune entre 160Ko et 170Ko, ce qui veut dire ajouter plus d’un demi méga-octet de données à télécharger pour afficher les pages du blog.

En y réfléchissant de nouveau, je me dis que finalement, c’est mieux de faire comme je le fais sur mes autres sites : simplement faire le choix d’une famille de polices sans empattement (sans sérif) — parce que c’est plus joli à mon goût, et plus agréable sur écran —, et de laisser le soin au système des personnes visitant ce blog de choisir la famille de police précise à utiliser.

Cela allège considérablement le chargement des pages, même en prenant en compte la mise en cache possible des fichiers de polices de caractères. Et bien sûr, rien n’empêche celleux qui le souhaitent d’installer Luciole sur leur système, en d’en faire la famille de police sans sérif à utiliser par défaut dans leur navigateur pour continuer de voir le blog comme avant ☺.

lundi 5 septembre 2022

Critique : “Cryptomonnaies, NFT… La bulle éclate ?”

Mercredi 17 août l’émission « Le téléphone sonne » portait sur les « cryptomonnaies » et NFT. J’ai écouté l’émission et y ait réagit en direct sur Twitter. J’archive ici le fil de tweets qui en résultent. C’est bien sûr à lire en écoutant l’émission pour avoir le contexte des réactions.

  • Ça commence, je tweeterai ci-dessous si des choses qui sont dites dans l’émission me font réagir :). #TelSonne #blockchain

    Ça se passe ici : Cryptomonnaies, NFT… La bulle éclate ?
    Cryptomonnaies, NFT… La bulle éclate ?

  • Le coût en énergie d’une blockchain n’est pas seulement dû à la preuve de travail, il existe, même si c’est dans une moindre mesure, de toutes façons, parce qu’une blockchain n’existe jamais à la place d’une alternative, mais en plus. J’en parlais là : le coût d’une blockchain.

  • La transition d’ETH vers la preuve d’enjeu, si elle va permettre de consommer beaucoup moins (si ça arrive effectivement), c’est surtout parce que la preuve de travail consomme énormément.

  • Et de fait Bitcoin ne changera pas de méthode, c’est certains, c’est ancré dans son idéologie que ça se passe comme ça. Et à propos de ce que raconte Ludovic Desmedt, je vous invite à lire “The Politics of Bitcoin: Software as Right-Wing Extremism”.

  • “Un système anti-inflationniste” : c’est vrai seulement si on suppose que l’inflation est liée directement et uniquement à la création monétaire. Ce qui est tout simplement… complètement faux.

  • Ce qu’explique Desmedt est très juste également sur le rapport entre coût de l’énergie et récompense pour le minage. C’est pour ça que les frais de transaction sont voués à devenir extrêmement conséquents (alors que c’est un des arguments des défenseurs de cette technologie).

  • Dire que le Bitcoin n’est pas conçu pour la spéculation ça demande quand même quelques contorsions… en pratique c’est issu d’une idéologie libertarienne et est donc intimement lié à l’idée de “marché libre” qui sont censés être efficients, etc. Donc c’était 100% inévitable.

  • Parenthèse sur les marchés “efficients”, je recommande chaudement cette vidéo de Heu?reka :

    Les marchés financiers sont-ils efficients ? - Heu?reka

  • Boulet a raison de rappeler que Bitcoin n’est pas du tout anonyme. Son objectif n’est en aucun cas de protéger la vie privée des personnes.

  • Si on veut reproduire un système de transaction qui reproduise de l’argent liquide (anonymat pour les personnes, véritablement décentraliser, etc), on sait faire, mais certainement pas à base de blockchain : avec GNU Taler par exemple.

  • Boulet précise bien que Bitcoin n’est pas une monnaie et que si on veut s’en servir pour des vrais achats faut convertir en vrai monnaie. C’est à la limite une devise (± tout peut servir de devise, c’est pas une propriété intéressante), mais ce n’est pas un système monétaire…

  • Desmedt en remet une couche sur l’aspect purement spéculatif des « cryptomonnaies », en l’expliquant par plusieurs facteurs. Certaines épargnes qui ont augmentées suite aux confinements par exemple, ce qui explique l’artifice des taux atteint en 2021, intéressant !

  • Et maintenant que c’est plus coûteux d’emprunter, y a moins de quoi alimenter la spéculation, et comme les cryptoactifs sont rattachés à absolument rien et purement spéculatifs, nécessairement ça s’effondre.

  • Desmedt a aussi bien utilisé le mot “intermédiaire” pour parler des plateformes par lesquelles la quasi intégralité des échanges concernant les cryptoactifs se font.

  • Les blockchains ne permettent pas en pratique la moindre désintermédiation.

  • Boulet revient sur le fait que les cryptoactifs ne sont pas des monnaies. Pour lui ils ne permettent que la fonction “réserve de valeur” des 3 fonctions d’une monnaie (intermédiaire d’échange, réserve de valeur, et unité de compte). Franchement, vu la volatilité de ces choses je trouve que ça ne tient pas du tout la route. Comment se servir de réserve d’un jour à l’autre peut perdre 100% de sa valeur ? Il y a besoin de stabilité pour ça.

  • Boulet parle de « cryptomonnaies » qui créent de la valeur parce qu’il y a un produit derrière. Ça pour le coup ça ne tient pas la route. Il ne peut pas y avoir de produit derrière qui ne sont pas l’actif spéculatif qu’est cette « cryptomonnaie » elle-même. Cf la vérité sur la blockchain.

  • Desmedt parle de monnaie virtuel de banque centrale par opposition aux « cryptomonnaies » qu’il dit “complètement décentralisées”.

  • C’est faux que les « cryptomonnaies » sont décentralisés. Le réseaux sous-jacents est décentralisé, les transactions ne le sont pas !

  • Elles nécessitent un centre qui est distribué, mais qui reste un centre. Les euros numériques pourraient tout à fait disposer d’un système de transaction effectivement décentralisé (sans blockchain !), cf Taler News : Comment émettre une monnaie numérique de banque centrale ?.

  • Desmedt fait des raccourcis un peu dangereux. Oui c’est libertarien, oui ça veut échapper au contrôle de l’état, mais certainement pas à Big Brother, du moment que Big Brother est privé (non démocratiquement contrôlé) est agit selon les lois d’un marché libre…

  • Ils ont complètement esquivé la question de l’auditrice qui a dit qu’elle y pige rien alors que c’était ultra pertinent…

  • C’est dommage, Boulet conclu l’émission sur une énorme connerie : NON la technologie blockchain ne peut absolument pas servir à autre chose que des « cryptomonnaies », et l’exemple (typique) qu’il a pris de la traçabilité ne fonctionne pas du tout.

  • C’est vraiment une mécompréhension profonde de ce qu’est une blockchain. Je remets ça là : la vérité sur la blockchain.

  • Ça c’est un très bon point :

    • tweet de @z8po : « puis un système déflationniste (si tu peux pas émettre à l’infini et que y a destruction de monnaie par oubli) c’est pas mieux ».

  • Les bitcoins sont voués à disparaître petit à petit au fur et à mesure qu’ils sont perdus, ne serait-ce que parce qu’on perd la clef qui permet d’accéder au « portefeuille » (c’est un très mauvais terme) qui les contient…

  • Bon ben c’est déjà fini. Je vous laisse avec cette liste d’articles si vous voulez un peu plus de lecture : Blockchain, cryptomonnaie, NFT.

dimanche 24 juillet 2022

Lecture : “The Politics of Bitcoin”

J’ai récemment terminé de lire le livre de David Golumbia intitulé The Politics of Bitcoin: Software as Right-Wing Extremism. C’était une excellente lecture que je recommande fortement à toute personne souhaitant s’intéresser sérieusement aux blockchains. Il a d’ailleurs immédiatement rejoint la liste de mes recommandations de livres sur mon site web.

En six chapitres, l’auteur démontre parfaitement à quel point le sous-titre de son livre est justifié. Il commence par expliquer les liens entre une culture historiquement hégémonique sur les Internets, le cyber-libertarianisme, et certains idéaux politiques de droite et d’extrême droite. Il explique en quoi cette idéologie individualiste pousse depuis un certains temps à la volonté de création d’une monnaie alternative puis comment, en se mêlant à des théories complotistes (elles aussi portées par l’extrême droite) concernant notamment les banques centrales et renforcées par la crise économique de 2008, cela a aboutit à la création puis au succès (relatif) de Bitcoin.

Il démontre ensuite assez rigoureusement en quoi ces racines idéologiques et complotistes sont gravées dans Bitcoin et dans la technologie de la blockchain qui le sous-tend, et comment cela impact tout l’écosystème qui va autour, jusqu’à la forme que prennent les arguments des défenseurs de ces technologies — typiquement, le fait d’interpréter deux évènements pourtant contraires (par exemple le court du Bitcoin qui monte ou qui baisse) comme des indicateurs de l’inévitable succès à venir, même quand il y a des preuves du contraire.

Au passage l’auteur se permet de donner les quelques explications techniques, sur Bitcoin lui même comme sur l’économie et la finance (l’inflation, le rôle des banques centrales, la nature de la monnaie, etc) pour mieux démonter les théories conspirationnistes, et tout cela est systématiquement fait sources et citations à l’appui. En particulier il explique très bien la différence entre une devise (“currency”) et une monnaie (“money”) et comment la confusion entre les deux est constamment utilisée par les défenseurs des « cryptomonnaies ». Une monnaie doit avoir trois fonctions : intermédiaire d’échange, réserve de valeur, et unité de compte ; et l’auteur montre sans difficulté que non seulement les crypto-actifs (terme qu’il faut préférer à celui de « cryptomonnaies ») ne peuvent remplir que la première de ces fonctions, mais qu’en vérité plus ou moins n’importe quoi peut remplir cette fonction…

De façon intéressante, l’auteur fait aussi remarquer que, si sur les plans économique et technique les blockchains n’ont aucune utilité et aucun avenir, sur le plan politique, elles servent de porte d’entrée et de porte-voix à des idées qui, avant l’arrivée de Bitcoin, étaient assez universellement perçues comme d’extrême droite et de droite libertarienne. Il expose ainsi comment les discours, et même le vocabulaire, issus de ces tendances politiques sont généralisés autour des blockchains. Par exemple, le fait que soit résumé à « liberté » ce qui est en fait « l’absence de régulation par une entité démocratique », ou encore qu’il soit question de « limiter le pouvoir » seulement quand il s’agit de celui du gouvernement.

C’est d’ailleurs tout au long du livre, et c’est de nouveau le message qu’il utilisera en guise de conclusion, que l’auteur met en garde contre les tentations que pourraient avoir les personnes de gauche de détourner les blockchains à leur avantage : cela ne fonctionnera pas, car cette technologie est structurellement opposée à leur valeur. Au contraire, « ce qu’il faut pour combattre [le pouvoir en place], ce n’est pas plus de guerres entre des plateformes algorithmiques et des individus qui se considèrent au-dessus de la politique, mais une réaffirmation du pouvoir politique, ce que la blockchain est spécifiquement construite pour démanteler »[1].

Bref, je ne détaille pas plus et ne vous raconte pas tout : lecture recommandée ! Le bouquin n’est pas cher, et pour celles et ceux qui sont vraiment fauché·es, il se trouve assez facilement sur le web…

Note

  1. ^ C’est la dernière phrase du livre : “What is required to combat that power is not more wars between algorithmic platforms and individuals who see themselves as above politics, but a reassertion of the political power that the blockchain is specifically constructed to dismantle.”.

samedi 12 mars 2022

Taux d'accès Parcoursup

Ce billet est directement tiré d’un thread publié sur mon compte twitter.

Cette année encore la Licence informatique de l’Université Paris 8 (dont je suis responsable) avec ses 13% de taux d’accès, semble être la plus attractive des 128 licences en informatique listées sur la plateforme Parcoursup, incluant pourtant des formations sélectives (doubles licences, etc).

La première chose à dire là dessus : la distinction que Parcoursup fait entre les formations dites “sélectives” et celles dites “non-sélectives” n’a absolument aucun intérêt en pratique. Ça dit seulement si la formation a le droit de répondre “non” à des candidatures ou si elle doit nécessairement classer tou·tes les candidat·es, mais en pratique, nombre de formations dites sélectives acceptent tout le monde voire ne remplissent pas leur capacité d’accueil, et beaucoup de formations dites non-sélectives atteignent leur capacité d’accueil avant d’avoir atteint la fin du classement qu’elles ont fait des candidatures qu’elles ont reçues, étant donc de fait, sélectives.

Le vrai problème, c’est que les vœux n’étant pas classés sur Parcoursup, on ne peut pas réellement mesurer de taux de satisfaction des candidat·es, ce qui serait la seule mesure réellement intéressante.

En attendant, on peut se demander : que mesure réellement ce taux d’accès mis en avant par la plateforme ?

Déjà, comment est calculé ce taux d’accès ? C’est pas clair du tout… On peut lire par exemple chez L’Étudiant qu’« il s’agit du pourcentage de candidats qui ont reçu une réponse positive lors de la phase principale de l’année précédente ». Sauf que… ça ne marche pas vraiment.

MISE À JOUR (13/03/2022) : en fait si, je n’avais pas les bons chiffres pour la phase principale.

Texte retiré suite à la mise à jour ci-dessus.

La formule est soit très complexe, soit change en fonction de certains seuils. Pour la Licence informatique de Paris 8, qui a reçu l’an dernier 1990 candidatures confirmées pour une capacité d’accueil de 70 places, et a appelé 234 candidat·es depuis le haut de notre classement, si on compte comme l’indique L’Étudiant, on obtient un taux de 11,7% qu’il est difficile d’arrondir au 13% annoncés.

Peut-être que son pris en compte d’une façon où d’une autre le fait que sur les 1990 candidat·es il y en a dont on peut-être certain·es qu’iels ne voulaient pas prioritairement venir chez nous : les appelé·es qui ont refusé·es la proposition, et celleux qu’on a pas appelé bien que classé·es plus haut que notre dernier·es appelé·es car iels ont accepté avant leur tour chez nous une autre formation qui avaient leur préférence. Mais dans ce cas, c’est étrange de procéder ainsi tout en faisant comme si par contre tou·tes les candidat·es qui n’ont pas été appelé·es une fois qu’on a atteint notre capacité d’accueil auraient voulu venir !

Bref, le principe est tout de même d’avoir une idée grossière de combien de candidat·es vont recevoir une proposition d’acceptation dans la formation. Mais est-ce pour autant un critère d’attractivité ou une information pertinente sur la difficulté d’accès à la formation ? Pas vraiment… En fait, ça le serait si les formations comparées ainsi faisaient leur classement de la même manière exactement. Mais c’est très loin d’être le cas, et c’est même probablement ce qui explique principalement les grandes différences de taux d’accès entre formations par ailleurs similaires.

En effet, comment expliquer que des formations dans la même filière, avec un nombre très semblable voire égal de places, et parfois beaucoup plus de candidatures que la notre, aient des taux d’accès bien plus haut ? Tout simplement à la manière dont sont fait les classements !

Et là, désolé, je vais sembler être un peu critique de certain·es collègues dans d’autres établissements, mais sachez bien qu’en aucun cas on ne peut leur reprocher le fonctionnement de Parcoursup qui pousse complètement à faire de la sélection. C’est bien la plateforme qui est en tort, et ça demande une organisation et un travail conséquent de contourner ce qu’elle pousse à faire avec son module d’« aide à la décision ».

Ce qui fait notre taux d’accès si bas, c’est qu’on refuse de recourir à un algorithme de classement basé sur les notes : sinon quelque soit la formule qu’on choisirait d’appliquer, c’est toujours les mêmes — celleux avec les bonnes notes — qu’on retrouverait en haut de classement.

Et comme beaucoup de formations se contentent de ça, non seulement elles classent en premier les mêmes candidat·es (qui ne vont bien sûr qu’à un seul endroit et donc refusent tous les autres) qui en plus le plus souvent ne mettent des licences qu’en plan B car iels veulent en fait accéder à une classe prépa plus qu’à la fac, prépa qui classe généralement aussi de cette façon. Et donc ces candidat·es refusent en fait toutes les licences qui leurs sont proposées…

L’effet le plus pervers de tout ça c’est que ça ralentit beaucoup la procédure pour tout le monde C’est complètement stupide et ça pourrait être évité très facilement si Parcoursup autorisait tout simplement les candidat·es à classer leurs vœux (à dire avec de l’écho).

Mais alors, qu’est-ce qu’on fait de différent chez nous à Paris 8 en Licence informatique ? Et ben on lit vraiment chaque dossier : le projet de formation motivé, le CV, etc. Puis on essaye du mieux qu’on peut de pondre un classement correspondant à la volonté réelle des candidat·es.

En gros, on cherche les candidat·es qui semblent avoir le plus envie de venir chez nous. Parce que c’est elleux qui seront le plus content·es d’être là, vont du coup le mieux s’épanouir chez nous, et donc vont le mieux réussir leurs études :).

Notre licence est très particulière, même complètement unique par bien des aspects (qui sont détaillés sur le site web de la formation), donc on voit assez vite les candidat·es qui postulent chez nous et pas “génériquement” en licence informatique (et encore… chaque fois on a des candidatures avec un projet de formation motivé pour une tout autre filière, là au moins c’est clair qu’on est pas le premier choix puisqu’on a eu un copier-coller depuis la formation pour laquelle l’effort a été fait ^^).

Sauf qu’en vrai, elle est pas si connue notre licence, et ces cas là ne suffiraient pas à remplir notre capacité d’accueil. Donc l’autre critère important qu’on a, c’est que la candidature montre que la personne sait où elle met les pieds, en particulier ce qu’est la programmation, et qu’elle aime ça. Parce qu’autant dire que dans le cas contraire, ce serait rude. Quelqu’un·e qui n’aime pas la programmation aurait bien du mal à s’épanouir chez nous (cf le programme de la licence) ! Mais c’est pas grave, y a plein d’autres formations qui lui correspondront mieux.

Sur la base de ces critères (qui sont publics et accessibles sur le site de la formation et sur sa fiche sur Parcoursup), on essaye de bidouiller manuellement un classement. C’est à dire qu’on essaye du mieux qu’on peut de détourner Parcoursup de son objectif de sélection pour en faire un outil d’orientation. C’est compliqué, ça demande énormément de travail, et on est jamais sûr·es d’avoir juste… Mais en fait, notre taux d’accès aussi bas, qui montre que celleux qu’on classe en haut ont bien tendance à venir chez nous, c’est finalement la preuve qu’on s’en sort pas si mal ! ☺

La conclusion, c’est qu’il ne faut pas se censurer sur Parcoursup face à des formations qui affichent un taux d’accès bas ou très bas, et ce même quand on n’a pas les meilleures notes : ce sont peut-être justement les formations pour lesquelles les notes comptent moins que la motivation.

vendredi 25 février 2022

Spammeurs : mangez des pneus

Juste un court billet pour dire que je coupe complètement les commentaires et les rétroliens (trackback) sur ce blog, les spams sont ingérables et beaucoup trop nombreux.

J’espère de tout cœur que l’ensemble des personnes qui contribuent à faire du web et plus largement d’internet un espace aussi merdique, que ce soit en développant des outils de spams automatisés, en payant pour les utiliser, ou de quelques autres façons que ce soit, vont crever seules sans être regrettées. J’ai aucun respect ni aucune compassion pour vous quelque soit la raison de votre participation au business du spam. Mangez des pneus et étouffez vous avec.

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