Lecture : “Cryptocommunisme”

Alors que de nombreuses évidences pointent vers le fait que les blockchains et « cryptomonnaies » sont enracinées dans une matrice idéologique libertarienne et d'extrême droite, les adeptes de ces technologies persistent à vouloir les présenter comme neutres. À de multiples reprises, le livre Cryptocommunisme de Mark Alizart m'a été cité comme référence dans l'objectif de démontrer que ces technologies peuvent être perçues comme étant de gauche, et que donc leur positionnement idéologiquement ne serait pas intrinsèque mais simplement une question de point de vue, purement lié à l'usage qui en serait fait.

En effet, Mark Alizart prétend que les « cryptomonnaies » rendent pour la première fois pensable un communisme qui ne soit pas qu'une utopie. Ce n'est pas une petite affirmation ! Ayant beaucoup réfléchi à la question et m'étant déjà forgé un avis solide sur le sujet, j'étais évidemment sceptique, mais particulièrement curieux des arguments et raisonnements qui seraient présentés par l'auteur : est-ce qu'il parviendrait à ébranler certaines de mes convictions, ou, a minima, est-ce qu'il aurait des arguments qui soient difficiles à déconstruire ? Ce serait vraiment intéressant.

J'ai donc entamé assez enthousiaste la lecture de son livre, en décidant de mettre de côté toutes mes certitudes, pour suivre les raisonnements proposés par l'auteur tels qu'il les entend, sans a priori. Oh boy!

Autant le dire d'emblée, si un jour on apprend que “Mark Alizart” est en fait le nom de scène d'un artiste dont l'objet des performances est d'explorer les limites de l'absurde, je serai le dernier surpris. Notez que depuis le début on a potentiellement un indice pour nous mettre sur cette piste, du moins si, comme j'en suis arrivé à le suspecter au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture, ce nom est en fait un dérivé de “marque au hasard” (“marque” dans le sens de “écrit”).

Quoi qu'il en soit, cet ouvrage aura au moins été un test des limites du processus de contrôle éditorial des éditions PUF. Et pour le coup, aucun doute ne subsiste : le test est franchement raté. Sauf si la maison d'édition est dans le coup de la performance de Marque Auhasard ? Plus sérieusement, quelle honte pour les Presses universitaires de France…

Dans ce livre, l'auteur ne démontre rien, si ce n'est son incompétence dans de nombreuses disciplines. Ses raisonnements se limitent systématiquement à des analogies foireuses dont il tire des conclusions sorties de nulle part. Certaines des analogies utilisées pourraient peut-être être utiles dans des contextes de vulgarisation, pour essayer de faire sentir temporairement une idée par intuition à des personnes qui ne sont familières qu'avec un seul des deux côtés de l'analogie. Et encore, cela ne resterait de la vulgarisation qu'à la condition sine qua non d'expliciter les limites de ces analogies et le fait que leur rôle se cantonne à donner une intuition et non une compréhension réelle. Sinon, c'est juste du charlatanisme. Et je pense que c'est ça le vrai problème de l'auteur. D'analogie en analogie, il croit avoir compris un tas de choses dont il ne maîtrise en réalité même pas les notions abordées dans les premières séances d'un cours introductif au sujet. Presque tout y passe : économie, science politique, philosophie, biologie cellulaire, écologie évolutive, botanique, linguistique, physique (en particulier la thermodynamique), et bien sûr, informatique (en particulier la théorie algorithmique de l'information et la cryptographie).

Je ne résiste pas à l'envie de reproduire ici deux répliques du personnage du Roi Loth dans Kaamelott. La première réplique est dite en réponse à Galessin, qui lui demande Le rapport entre quoi et quoi ? :

Entre Excalibur et le fromage gratiné. Réponse : aucun. C'est une métaphore moisie tiraillée entre votre stupidité d'ordre général et votre surprenante inaptitude à utiliser les métaphores…

L'autre réplique, dans une conversation avec d'autres chefs de clans :

Ah voilà… C'est là le danger de la métaphore… si on parle avec des gros tas de bidoches, au bout de cinq minutes, personne ne parle de la même chose !

Mais revenons en au livre. J'ai la chance d'avoir pas mal d'ami·es universitaires dans différentes disciplines, et d'avoir pu leur demander leur avis, pour confirmer ou infirmer (mais ça n'est pas arrivé) mon impression de gigantesque n'importe quoi sur de nombreux passages du livre. Outre un nombre certain de points d'interrogation dénotant l'incrédulité de mes interlocuteur·ices face aux extraits de texte que je leur présentais, et en faisant l'impasse sur les réactions parfois vulgaires d'agacements voire d'énervements que je vais m'abstenir de reproduire ici, j'ai eu le droit entre autres à un mais il faut arrêter la drogue, un audacieux je ne sais pas ce qu'il prend mais j'en veux, ainsi qu'un moins téméraire mais plus raisonnable je sais pas ce qu'il prend, mais j'en veux pas.

Entrons donc dans le vif du sujet.

Ça commence très fort dès les premières pages de l'ouvrage, avec l'affirmation que pour Marx l'argent est précisément l'équivalent économique du concept thermodynamique d'information. Cette analogie avec la thermodynamique est justifiée pour l'auteur car d'après Hayek les prix informent sur les marchandises. Elle sera réutilisée tout le long de l'ouvrage. D'après un spécialiste de Marx à qui j'ai pu poser la question ça a l'air d'être de la grosse connerie (sic).

Quelques pages plus loin, l'auteur nous informe que chiffrer un document équivaut à le retirer purement et simplement du réseau. Dans le même paragraphe, il écrit qu'une blockchain permet de créer un fichier doué de la propriété d'être échangeable sans pouvoir être duplicable. Dans les deux cas il s'agit d'incompréhensions majeures. Un document qui est disponible sur un réseau n'en disparaît pas par magie quand on en produit une version chiffrée. Une blockchain ne permet absolument pas d'empêcher la duplication de fichier mais simplement de s'assurer qu'une information fasse consensus, sachant que l'information ne peut porter que sur des crypto-actifs qui n'existent que par un jeu d'écriture sur la blockchain en question, et que la notion de consensus dont il est ici question est très restrictive (il s'agit simplement de l'unicité de l'information, au sens où toutes ses copies ont la garantie d'être identiques, tant qu'on reste sur cette blockchain).

Dans les paragraphes suivants, après une explication aussi laborieuse qu'approximative du problème des généraux byzantins, l'auteur affirme que l'obtention d'un registre distribué et immuable (avec ses mots créer une information à la fois unique et échangeable) est permise par Satoshi (l'inventeur de Bitcoin) grâce à un ingénieux système de validation et consensus qui repose sur (…) la cryptographie. Encore raté : les mécanismes de consensus et de validation des blocs d'une blockchain ne sont pas nécessaire si tout ce dont on a besoin est un registre distribué et immuable, cf. mon article sur la nécessité de la preuve de travail (ou d'enjeu). Ajoutons que le secret ou l'authenticité des communications (y compris de messages ajoutés au registre distribué et immuable dont on souhaite disposer ici) sont des problèmes traitables indépendamment de celui-ci.

Arrive ensuite une tentative d'explication du fonctionnement des blockchains, de Bitcoin plus précisément. Évidemment, l'auteur fonctionne par analogie : En remplaçant les généraux par des ordinateurs et leurs votes par des informations qu'ils échangent entre eux, on obtient Bitcoin. Et là, c'est un festival. L'auteur affirme par exemple que [la preuve de travail] consiste à trouver la combinaison d'un cryptogramme qui prend dix minutes à être craqué. Avec beaucoup de bienveillance envers lui, on dira que c'est a minima extrêmement mal formulé. Plus loin il dit aussi que la vérification [des blocs] est opérée par des “nœuds” qui ne peuvent pas lire l'information des blocs (puisqu'elle est protégée par un cryptogramme). L'auteur ne prend pas la peine d'expliquer comment on vérifie la validité des transactions inscrites dans le bloc sans pouvoir les lire (bon, techniquement, quelque chose de cet ordre là est possible en ayant recours à de la preuve à divulgation nulle de connaissance, mais ce n'est pas le cas dans Bitcoin dont il est ici question). Par ailleurs, la réutilisation du terme “cryptogramme” ici me laisse penser que que la citation précédente est bien fausse et pas simplement mal formulée.

À peine plus loin, une nouvelle analogie, avec la botanique cette fois, à travers laquelle l'auteur affirme que Bitcoin est de l'énergie captive (l'énergie qu'il faut pour craquer un cryptogramme), à la manière dont une plante est de l'énergie captive.. À ce compte là, littéralement toute chose est de l'énergie captive. C'est donc une propriété vide de sens. Ça n'empêche pas l'auteur d'en tirer la conclusion que Bitcoin n'est plus une simple pellicule d'information qui enveloppe le monde, il est fait de la même information que celle qui circule dans le monde, une information porteuse d'énergie. C'est pourquoi, il permet à l'informatique d'être, pour la première fois, à la hauteur de sa mission révolutionnaire, qui est sa mission thermodynamique.. Erf, No comment.

Je pourrais m'arrêter là tant les quelques points déjà relevés sont accablants, mais je vais continuer, parce qu'il y a encore quelques pépites que je voudrais partager sans pour autant infliger la lecture du livre à qui que ce soit. Si vous en avez déjà assez, sautez donc directement à la conclusion en cliquant ici.

Pour les autres, voilà un petit florilège de passages que j'ai relevé parmi les plus… curieux, disons. En gardant en tête que le livre est jonchés d'autres idioties trop diffuses pour être facilement citables. Mais attention ! N'essayez pas de reproduire ces raisonnements chez vous. Ils sont réalisés par un professionnel.

Dans le chapitre suivant, l'auteur explique que Jusqu'à Satoshi, l'information traitée par les ordinateurs était sans prix, puisqu'elle était copiable à l'infini. Avec Bitcoin, le concept d'information non duplicable apparaît, si bien qu'un bitcoin peut avoir de la valeur.. Je n'imaginais pas que quelqu'un se décrivant lui-même comme philosophe puisse être aussi ignare sur la notion de valeur. Non seulement il se cantonne sans le dire explicitement (mais s'en rend-il seulement compte ?) à la notion de valeur marchande elle-même restreinte à une valeur spéculative au sens de prix sur un marché, mais même dans ce cadre, où la rareté peut être vue comme nécessaire, elle n'est pas suffisante : encore faut-il qu'une demande existe.

Cette affirmation saugrenue sur la valeur est suivie d'une analogie entre Bitcoin et un parking qui ne disposerait que de 21 millions de places (par analogie avec la limite des 21 millions de bitcoins), ce qui conférerait (évidemment !) une valeur aux places, et où les voitures seraient des messages qu'on peut garer sur des bitcoins. Dans cette analogie automobile, l'auteur confond les bitcoins (la monnaie) et les blocs de transactions (des ordres de virement). Juste après, l'auteur se surpasse en réussissant à expliquer, assez justement, que les bitcoins n'ont de valeur que purement virtuelle (La valeur d'un bitcoin tient donc tout entière dans le fait qu'il peut en avoir une) tout en faisant preuve d'une grande confusion entre les frais de transaction et le cours du bitcoin (Si un mineur Z dit qu'écrire dans son bloc coûte 1 euro et que quelqu'un est d'accord pour donner 1 euro au mineur Z en échange du droit à être cette personne qui peut écrire un secret dessus, alors ce bitcoin vaut vraiment 1 euro.).

Un peu plus loin il se passe une chose étrange, où l'auteur arrive à tenir presque trois paragraphes sans dire de bêtises, mais il se trouve que ces trois paragraphes vont totalement à l'encontre de la thèse qu'il dit défendre dans son livre. Dans ces paragraphes, il explique que Bitcoin est un puissant instrument d'évasion fiscale et de désolidarisation de l'effort collectif ou encore que Bitcoin étrangle même un des dogmes les plus saints de la gauche : l'abolition de la propriété privée. Drôle de façon d'instaurer le communisme…

Passons maintenant aux analogies biologiques. Ça commence avec une analogie entre la monnaie dans une société et l'ATP dans un organisme. Tout est bien rangé : les mitochondries sont les banques, l'insuline joue le rôle des taux d'intérêt, le diabète et les crampes sont des indicateurs du PIB, et le pancréas c'est… ? Et bien, la finance évidemment (j'en vois qui ne suivent pas là au fond) ! Tout ça va très bien jusqu'au moment où les mitochondries font un coup d'État (sic), et là c'est l'inflation (aïe !). Tout ça pour en arriver à la conclusion que Pour peu que le bitcoin devienne la monnaie-étalon du monde, par adoption populaire, et que Bitcoin, le protocole, devienne aussi l'infrastructure financière du monde, on obtiendrait ainsi la monnaie-ATP optimale pour parvenir à l'équilibre thermodynamique de nos économies.. À la première lecture j'étais juste affligé, à la relecture pour rédiger ce billet ça devient presque flippant.

Plus loin, dans un chapitre sur l'administration, l'auteur part en vrille complète mais beaucoup plus classique — peut-être un moyen de nous rassurer après la monnaie-ATP ? — en prêtant aux blockchains des vertus qu'elles ne peuvent pas avoir. Il affirme que celles-ci permettraient de garantir nos identités par ce qu'il nomme des preuves d'existence, et qu'elles pourraient abriter des preuves de propriété permettant de remplacer les notaires ou encore de garantir les droits d'auteur, les certificats de mariage, voire même de mécaniser le vote. Quel enfer, sérieusement — fallait pas se rassurer trop longtemps… Bon, ici l'auteur est victime d'une confusion très répandue sur les blockchains quand à la nature des “faits” qu'on y consigne en les y écrivant. L'écriture dans une blockchain n'apporte de garantie concernant la véracité de ce que cette écriture décrit que quand elle est performative, c'est-à-dire quand c'est elle qui définit la vérité. Cela n'est possible que quand ce qui est écrit concerne des crypto-actifs qui n'existent que virtuellement, par jeu d'écriture, sur la blockchain sur laquelle on écrit. Et c'est tout. Quand à l'idée de vote électronique sur blockchain… Je vous renvoie vers ce XKCD et vers l'article “Auteur·ices, relecteur·ices : redoublons de prudence face aux effets de modes technologiques” dont je suis un des co-auteur·ices et qui porte précisément sur ce sujet (et je préviens, nous n'y sommes pas beaucoup plus tendres que je ne le suis ici).

Dans le dernier chapitre avant sa conclusion, l'auteur revient à la charge avec une analogie biologique assimilant cette fois les blockchains à de l'ADN, et où Le génome d'un individu est fait pour exécuter une myriade de smart-contracts de manière instinctive et automatique.. Cette analogie lui permet d'affirmer que Précisément, le but de la vie, c'est la forme de la chaîne elle-même, c'est le fait de la construire, comme la valeur du bitcoin tient tout entière à la blockchain qui le soutient. et qu'il y a une forme de circularité entre la vie et la blockchain. Cela l'amène à conclure qu'il faut prendre Bitcoin pour ce qu'il est : non pas seulement un protocole informatique, et même pas uniquement une forme d'organisation politique à part entière, fût-elle plus efficiente que les précédentes, mais une forme de vie supérieure. À ce niveau là de délire, je ne sais même plus quoi dire.

En fait, au point où on en est, je vais tout simplement m'effacer et laisser entièrement la place à l'auteur, en citant directement et intégralement l'un de ses derniers paragraphes avant sa conclusion. Ce passage, que je m'abstiendrai de commenter avant de conclure moi même, me semble atteindre l'Apothéose du N'importe quoi à la force d'une analogie mêlant économie, philosophie, linguistique, biologie cellulaire, écologie évolutive, et bien sûr, informatique. Ne lisez pas trop vite, prenez le temps d'en profiter.

Imaginons pour finir une blockchain ultime, composée d'une myriade de sidechains articulées à un internet des objets, lui-même constitué de machines autoréplicantes, le tout « miné » par un réseau d'ordinateurs décentralisés commandés par des hommes : la blockchain-mère détiendrait le patrimoine génétique de tous les individus qui la compose, qui en retireraient un sentiment d'unité. Chacun, pourrait dire « J'appartiens à une même espèce et j'en témoigne » en reconnaissant chaque partie de cette espèce comme un autre soi-même (fût-ce de manière non verbale). La blockchain-mère existerait donc au milieu de tous les individus, sous la forme d'un sentiment diffus du « Soi ». Bientôt, une sorte de corps composé de l'interaction entre le tout et les parties émergerait, un corps fait d'instructions, de règles : un langage. Alexander von Humboldt disait que le langage est semblable à un organisme vivant. Lui aussi est assez similaire à une blockchain : on ne fait fourcher la langue qu'à la condition d'une majorité de locuteurs. L'évolution y joue le même rôle que la preuve de travail dans le cadre du vivant. Parler le langage de son espèce, c'est littéralement parler le langage qu'est son espèce, c'est parler ce langage moléculaire qu'est l'ADN. Et pour se le représenter il suffit d'imaginer qu'un organisme « mange » l'espèce en question tout entière, et que cette espèce vive désormais en lui, comme un virus, qu'elle loge quelque part, dans ce qui deviendra son crâne par exemple : on a là le prototype d'un cerveau. Chaque individu de l'espèce continue de vivre sa vie, mais il est désormais un neurone, et la pensée est le résultat du travail des neurones performant leur espèce. La pensée aussi est, en ce sens, un corps. C'est ce corps qui est une proto-conscience. Nous pouvons donc imaginer que nous ayons vocation à devenir le réseau de neurones de la nouvelle forme de vie que sera Bitcoin.

Je… Concluons.

Comme je l'expliquais en introduction de ce billet, j'ai découvert ce livre car il est régulièrement cité par des cryptocards qui veulent défendre la neutralité de leur technologie fétiche. La mention de Cryptocommunisme se veut être un moyen de contrebalancer les arguments de David Golumbia ou ceux de Nastasia Hadjadji affirmant que la matrice idéologique des blockchains est ancrée très à droite politiquement. L'idée étant que si quelqu'un trouve en Bitcoin un moyen d'instaurer le communisme, c'est que l'idéologie politique n'est pas intrinsèque à la technologie, mais uniquement dans les usages qui en sont fait.

Maintenant que j'ai lu le livre, j'ai acquis la certitude que celleux qui le citent ne l'ont pas fait. Sinon, iels l'auraient trouvé trop mauvais pour l'utiliser sérieusement comme argument sans craindre de passer encore plus pour des idiot·es. N'importe qui qui s'est un tant soit peu intéressé au fonctionnement des blockchains, même en y comprenant pas tout, serait accablé à la lecture de ce texte, ne serait-ce que de la tentative de l'auteur de restituer ce qu'il pense avoir compris de Bitcoin, qui est une véritable catastrophe alors même que c'est censé être le cœur de son ouvrage.

À vrai dire, comme je suis quasi persuadé que personne n'a vraiment lu ce texte chez PUF avant qu'il y soit publié (sinon, encore une fois, quelle honte…), j'en viens par moment à me demander si (voire à espérer que) je ne suis finalement pas son seul lecteur, me retrouvant le dindon de la farce qu'il y avait à dindonner (les vrai·es savent).

Bref, ne lisez pas ce torchon, ça n'en vaut pas la peine. Ou alors, si vous êtes spécialiste d'un sujet, n'importe lequel, prenez le comme un jeu à boire : une gorgée à chaque fois qu'une bêtise est écrite sur votre domaine ! Mais dans ce cas, prévoyez une journée de libre pour décuver le lendemain de votre lecture.